Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812. Pierre de Lacretelle

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Название Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812
Автор произведения Pierre de Lacretelle
Жанр Языкознание
Серия
Издательство Языкознание
Год выпуска 0
isbn 4064066084752



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       Pierre de Lacretelle

      Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812

      Publié par Good Press, 2020

       [email protected]

      EAN 4064066084752

       PRÉFACE

       PREMIÈRE PARTIE

       LES ORIGINES

       CHAPITRE I

       Lamartine d'Hurigny.

       Lamartine de Montceau.

       CHAPITRE II

       DEUXIÈME PARTIE

       LE MILIEU

       CHAPITRE I

       CHAPITRE II

       CHAPITRE III

       CHAPITRE IV

       TROISIÈME PARTIE

       LES ANNÉES D'ÉTUDE

       CHAPITRE I

       CHAPITRE II

       CHAPITRE III

       QUATRIÈME PARTIE

       LA FORMATION DE LA PERSONNALITÉ

       CHAPITRE I

       CHAPITRE II

       CHAPITRE III

       CONCLUSION

       APPENDICE

       GÉNÉALOGIE ET BIBLIOGRAPHIE DE LA FAMILLE DES ROYS

       Bibliographie des œuvres de Lyon Des Roys.

       Table des matières

      Sainte-Beuve a écrit:

      «Lamartine est de tous les poètes célèbres celui qui se prête le moins à une biographie exacte, à une chronologie minutieuse, aux petits faits et aux anecdotes choisies. Son existence, large, simple, négligemment tracée, s'idéalise à distance et se compose en massifs lointains à la façon des vastes paysages qu'il nous a prodigués... Il est permis, en parlant d'un tel homme, de s'attacher à l'esprit du temps plutôt qu'aux détails vulgaires qui chez d'autres pourraient être caractéristiques... Qu'importent donc quelques détails de sa vie[1]

      Il paraît difficile d'admettre aujourd'hui sans discussion qu'un critique aussi pénétrant ait commis une telle erreur; sans doute avait-il ses raisons de parler ainsi, et peut-être ne faut-il voir dans cette opinion exagérée que l'excuse honorable pour les romantiques d'un éloignement dont ils furent tous secrètement blessés; écartés de l'existence du poète, ils déclaraient que le détail en était sans importance, et n'ajoutait rien à la compréhension de son œuvre.

      Malheureusement, il semble que les biographes de Lamartine aient pris jusqu'ici le jugement de Sainte-Beuve pour base de leurs travaux, dont la plupart ne sont que des fragments plus ou moins commentés de ses innombrables souvenirs de jeunesse, source dangereuse et dont il importe de se méfier, surtout pour la période antérieure à 1820. Écrits à une époque où pour oublier le présent il se retrempa dans son passé, ils composent plus exactement l'image de celui qu'il se crut ou aurait voulu être plutôt que celui qu'il fut réellement. Aussi, doivent-ils être utilisés avec une extrême précaution.

      Depuis quelques années déjà, la méthode historique a été introduite dans le domaine littéraire et, si elle a ses inconvénients, elle a surtout d'excellents côtés. Les études lamartiniennes en ont profité; divers travaux ont été publiés qui soumettent les récits du poète à un contrôle sévère en même temps qu'ils mettent en lumière des faits nouveaux. La légende de Lamartine adolescent tend à disparaître pour faire place à une réalité autrement vivante et l'on commence à comprendre que son œuvre nécessite une biographie minutieuse et presque quotidienne.

      Mais s'il importe de rechercher les causes des états d'âme multiples et contradictoires que reflète sa poésie, les Méditations, surtout, écrites sans souci de la postérité et de la gloire à une époque indécise et tourmentée de sa vie, réclament un commentaire infiniment plus précis que celui qu'il nous a laissé; replacées dans leur véritable cadre, éclairées par les circonstances qui déterminèrent, retardèrent ou hâtèrent leur éclosion, elles deviennent plus humaines encore, parce que plus sincères, et singulièrement émouvantes: en elles, aucun artifice littéraire, nul désir d'introduire un mode nouveau de pensée: ce livre qui devait révéler la jeunesse romantique à elle-même et marquer le début d'un mouvement unique dans l'histoire des lettres françaises, fut écrit sans ambition et presque négligemment. À comparer le manuscrit de Saül, médiocre tragédie en cinq actes, amoureusement calligraphié sur beau vélin, et les ébauches crayonnées hâtivement qui sont le premier jet des Méditations, on se rend compte que Lamartine ne les considérait que comme des notations intimes de ses états d'âme et sans intérêt pour le public. Ce sont là des conditions de sincérité qui font d'elles un précieux document psychologique pour l'étude de la jeune génération romantique, et c'est ce que nous avons tenté d'établir ici.

      Ce volume n'a d'autres prétentions que d'être la mise au point et l'utilisation de récentes publications dont on trouvera le détail au cours des chapitres qui suivent; nous y avons pourtant ajouté bon nombre de sources jusqu'ici demeurées inédites et sur lesquelles